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Le Togo adopte un programme «Wezou » pour la santé maternelle et néonatale

Le Togo adopte un programme «Wezou » pour la santé maternelle et néonatale

Le Conseil des ministres a adopté ce 25 août 2021 un projet de décret portant création d’un Programme national d’accompagnement de la femme enceinte et du nouveau-né. Ce mécanisme dénommé «Wezou » qui veut dire "la vie" en langue nationale a pour objectif la réduction de la mortalité maternelle et néonatale.

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L’approche qualité, proximité et accessibilité en matière de santé constitue l’un des objectifs fondamentaux de la politique sociale du Chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé.

Le gouvernement a pris alors des mesures fortes pour améliorer considérablement le système sanitaire du pays en accordant une priorité aux couches vulnérables notamment les femmes et les nouveau-nés.

Dans cette dynamique, le Conseil des ministres a adopté ce 25 août 2021 un projet de décret portant création d’un Programme national d’accompagnement de la femme enceinte et du nouveau-né.

Ce mécanisme dénommé «Wezou » qui veut dire « la vie » en langue nationale a pour objectif la réduction de la mortalité maternelle et néonatale.

« Le programme national d’accompagnement de la femme enceinte et du nouveau-né a été conçu dans le but de réduire les taux de mortalité maternelle et néonatale, conformément au renforcement de l’inclusion sociale et à la modernisation de l’Etat telles que prévues dans la feuille de route gouvernementale », a indiqué le Communiqué du Conseil des ministres.

«Wezou » intègre de façon progressive, l’ensemble des prestations de prise en charge de la femme enceinte depuis la confirmation de la grossesse jusqu’au 42è jour après l’accouchement. 

Le mécanisme préfigure le projet d’assurance maladie universelle et vient compléter bien d’autres mesures de protection sociale mises en place pour relever les défis dans le secteur de la santé.

Il s’agit entre autres de School Assur, l’assurance maladie portée par l’INAM et la Campagne pour l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle en Afrique (CARMMA) lancée en 2010 pour subventionner aujourd’hui à 100%  le coût de la césarienne.

 «Le Programme qui est mis en place vient consolider l’existant. Il met l’accent sur une nouvelle approche du système de santé togolais qui va désormais s’articuler autour de la prévention. Une femme qui est prise en charge est mieux diagnostiquée et mieux suivie. L’on peut anticiper les difficultés et les résoudre dans la plupart des cas, en prenant aussi en charge le nouveau-né » a précisé le porte-parole du gouvernement, ministre de la Communication et des médias, Professeur Akodah Ayéwouadan.

Avant l’effectivité du programme, une phase pilote a déjà démarré dans certaines formations sanitaires notamment les unités de soins périphériques.

Au Centre médico-social (CMS) d’Adabaweré à Kara, des résultats satisfaisants ont été enregistrés, a constaté Mme le Premier ministre Victoire Tomégah-Dogbé lors de sa visite de terrain dans la région le 11 février dernier. Environ 400 femmes enceintes ont été  enrôlées du 20 décembre 2020 au 30 janvier 2021 dans ce centre de santé.

Pour Mme Latta, sage-femme au CMS d’Adabaweré,  «les femmes se sentent à l’aise et elles sont contentes du fait que les soins sont gratuits  ».

Les bénéficiaires, elles-mêmes, se réjouissent de cette volonté du gouvernement d’accompagner les femmes dans cette période délicate de maternité.

« Depuis que j’ai commencé par venir ici, les produits sont gratuits. C’est bon pour nous qui n’avons pas de moyens pour subvenir à ces charges. L’État nous aide beaucoup », a confié une bénéficiaire de cette phase pilote.

La création du Programme national d’accompagnement de la femme enceinte et du nouveau-né répond à la volonté du Président de la République de donner la chance à la vie en protégeant la mère et l’enfant.